INTERVENTION EN MILIEU SCOLAIRE SPECTACLE – DÉBAT

 

INTRODUCTION

Il a été établi par de nombreuses études en milieu scolaire que l’estime de soi chez un élève est une composante indispensable à sa réussite scolaire. Il est avéré même qu’elle participe fortement à une prévention des comportements violents, ou à risques.

Mais avant même la question de l’estime de soi, c’est la question de la connaissance de soi qui est depuis toujours centrale dans nos vies :
« Connais-toi toi-même ». Cette formule inscrite au fronton du temple de Delphes est, depuis l’Antiquité, à la base de tout.

La connaissance de soi, le respect de soi, plus qu’un concept philosophique, est un vrai concept de vie.

 

 

LE PROJET

Proposer en milieu scolaire la représentation du spectacle « Le secret de Capucine » qui traite de la notion du respect de soi, et la faire suivre d’un débat animé par un professionnel. Ce projet s’adresse aux adolescents à partir du collège (4°).

Deux facettes sont recherchées au travers de ce projet :

- la démocratisation de la culture :

Amener le monde du spectacle au sein d’un établissement scolaire, afin de le rendre plus accessible aux élèves.

- L’Art comme support de réflexion
Ouvrir et donner vie à un débat en partant d’un support artistique.

LES OBJECTIFS

- Participer au développement d’une conscience esthétique, à la formation du jugement et de l’esprit critique.
- Montrer que l’art est un moyen d’expression en tant que tel et peut être au service d’un message, d’une pensée.

- Libérer la parole
- Ouvrir la réflexion

 


I) Pourquoi ce projet?

Le spectacle proposé est assuré par une artiste seule en scène dont la volonté était d’amener par le biais de l’humour à une réflexion sur la notion du respect de soi. Cette notion n’a pas été le sujet de départ conscient lors de l’écriture de ce spectacle, mais s’est imposée lors du travail de réécriture. En effet, au départ ce spectacle a été écrit dans une volonté de témoigner des agressions sexuelles présentes dans notre société à différents degrés. Or, grâce à la rencontre des publics et des impressions recueillies, le choix d’aller plus loin dans le propos, de chercher à le préciser, s’est avéré nécessaire voire indispensable.

Un dialogue et une écoute mutuelle sur le pourquoi de la situation dans laquelle se retrouve le personnage, ses réactions, ses actions, ses envies, a conduit à une vraie prise de conscience : plus largement que l’abus sexuel en tant que tel c’est véritablement des risques et dérives de la négation de soi dont il était question, et c’est dans ce sens que le spectacle existe aujourd’hui.

Dans les programmes de l’éducation nationale, l’éducation à la sexualité s’intègre dans une démarche plus large d’éducation aux comportements responsables :
« Les jeunes ont aujourd’hui à se situer parmi un ensemble de messages, d’attitudes et de modèles médiatiques et sociaux liés à la
sexualité souvent contradictoires, confus, et parfois même violents. C’est pour répondre aux nombreuses questions et problématiques qui en découlent en termes d’image de soi, de rapport à l’autre, de relations entre garçons et filles, de règles de vie, que l’école se doit également d’apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances susceptibles de les aider à mieux connaître et comprendre les dimensions psychologique, affective, sociale, et culturelle de la sexualité. »
(1)

(1 /L’éducation à la sexualité, guide d’intervention pour les collèges et les lycées)

Ainsi, l’idée est d’associer, de mutualiser des compétences d’univers professionnels différents pour répondre à une problématique commune qui est de sensibiliser sur la conscience de soi.

Comment ce projet répond-il dans son intégralité et de façon originale aux enjeux de l’éducation nationale sur la question de l’éducation aux comportements responsables
en collège et lycée ?

1) Par l’utilisation d’une forme artistique qui attire le public adolescent

Le monde du spectacle, et plus particulièrement celui de l’humour, est un monde qui attire et fascine les jeunes. A l’heure des nombreux one-man-shows qui affichent complets, le fait qu’une humoriste se déplace et vienne dans les locaux d’un établissement scolaire pour proposer son spectacle a déjà en soi un impact sur les élèves. La présence de l’artiste et surtout la possibilité de la rencontrer attise chez les jeunes une curiosité et un enthousiasme certains. L’idée est de profiter de cet engouement de départ.
L’humour est ici la forme de discours choisie par l’artiste. Il apporte une légèreté permettant au discours d’être audible par un public adolescent. Rien n’est dit en tant que tel, tout est suggéré. Ainsi il appartient à chacun d’y mettre ce qu’il veut selon son propre vécu, sa propre sensibilité : chacun est respecté dans son intégrité.

2) Par la distanciation nécessaire au sujet proposé donnée par la forme même de l’intervention

Dans les programmes, sur la question de la sexualité, il est stipulé qu’ « Il peut être fait (...) appel à des partenaires extérieurs institutionnels et associatifs. (...)Fondée sur une déontologie

commune, la mise en œuvre réfléchie doit garantir le respect des consciences, du droit à l’intimité et de la vie privée de chacun. » (1)

Comme il a été vu dans le point précédent, le spectacle, en tant qu’ « objet artistique et fictif » d’une part, et par la forme de discours utilisée, d’autre part, répond déjà en soi à cette requête.

Il est, de ce fait, une base idéale de discussion où la parole peut être libérée tout en préservant l’intimité de chacun.
S’il on en revient à l’Antiquité, la forme théâtrale était déjà source de réflexion :

« La culture ne se fait pas par les philosophes, elle se fait par les gens de théâtre, par des gens de terrain, qui vont sur le terrain, qui propose des fictions. C’était la fonction du théâtre en Grèce, les citoyens devaient en discuter, parce que les comédiens mettaient sur scène les problèmes de la cité. Le point de départ c’était les artistes.» (2) (2 /Boris Cyrulnik, neurologue et auteur.)

Le but de ce spectacle n’est pas de donner une morale, mais bien de donner à réfléchir, de susciter une réflexion.

3) Par l’association de compétences professionnelles complémentaires au service d’une même problématique

Dans les textes, il est stipulé comme impératif que « ces interventions doivent se dérouler en présence d’un membre de l’équipe éducative. » (1)
Le projet inclue la notion de sexualité. Or, au collège (à partir de la 4°) et au lycée, les connaissances, questionnements, et visions de la sexualité sont alors très différents.
La présence du professeur ou d’un membre de l’équipe éducative formé sur ce sujet est de ce fait indispensable dans l’accompagnement de l’intervention.
« Il est fondamental (...) que ce projet procède d’une intention éducative claire et partagée, s’appuyant sur les compétences complémentaires des divers personnels, aussi bien au sein des équipes éducatives qu’avec les partenaires extérieurs. »
(1)
En plus du ou des membre(s) de l’équipe éducative présent(s), des intervenants de formation différente et complémentaire seront présentés aux élèves:

  • -  l’auteur et artiste interprète du spectacle,

  • -  une psychanalyste libérale,

  • -  Un membre de la BPDJ de Bordeaux (Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile)

Un travail en amont pour établir les modalités d’intervention, les rôles de chacun (enseignants et intervenants extérieurs), sera gage d’une intervention riche et réussie.

II) Les modalités d'intervention?

Le spectacle de par sa simplicité de décor et d’accessoires, peut s’adapter à tous types de salles de spectacle permettant ainsi d’accueillir plusieurs classes à la fois. La compagnie peut se déplacer avec un régisseur si besoin. Pour le montage et démontage, il faut compter respectivement 3h et 1h.

 

Ensuite, concernant l’intervention en tant que telle, sa durée totale est de 2h10, réparties de la façon suivante : 1h10-1h15 pour le spectacle / 1h pour le débat.

 

LE SPECTACLE (1h10-1h15)

 

Capucine a un secret. Vous allez être mis dans la confidence et témoin de son parcours...
Ce spectacle pose un regard nouveau sur un sujet ancestral toujours
d’actualité et encore trop tabou... La seule chose que je peux vous révéler c’est que vous allez vivre une expérience qui va changer considérablement votre vision des choses, de vous, des autres... Une multitude de personnages sont au service de cette histoire : Capucine la principale intéressée, jeune femme pleine de vie et d’ambition, Marie sa meilleure amie, Agathe sa mère, Philomène la tenancière du « boit sans soif », Didier le pilier d’comptoir, Gigi l’ingénue, Blanche la thérapeute, Marie-Françoise l’intello, et bien d’autres encore...

Un spectacle poignant de vérité, de messages et d’espoir.
Une véritable tornade émotionnelle où se mêlent habilement fiction et réalité.

 

LE DÉBAT (1h)

 

Pourquoi ?

Les objectifs pédagogiques du débat :

  • -  Eduquer à la citoyenneté

  • -  Prendre conscience de l’articulation entre liberté personnelle,

    contrainte de la vie sociale et affirmation de valeurs partagées.

  • -  Confronter des idées, des points de vue, des réactions sans

    aboutir à une position commune

  • -  Prendre en compte toutes les pensées, les divergences

  • -  Ecouter l’autre et accepter de ne pas être entendu tout de

    suite

  • -  S’insérer dans la conversation, assumer une prise de parole

    - Développer des processus de pensée tels que problématiser, - Initier à une première forme d’esprit critique.

Le débat est un prolongement du spectacle dans sa démarche même, dans la mesure où l’individu en tant que tel peut dire sa pensée, ce qu’il est, de la même façon qu’il sera à l’écoute de l’autre, de sa pensée, de ce qu’il est.

Prendre ainsi conscience qu’un groupe, une communauté, une société est composée avant tout d’individus à part entière, chacun ayant ses idées, ses attentes, ses envies.

 

Comment ?

Il s’agit, pour commencer, de faire un point sur le spectacle, ce qu’il en ressort, ce qui a marqué les esprits. Partir de la parole des élèves.

L’objectif est avant tout de libérer la parole de l’élève. L’adulte qui intervient répond à une question ou rebondit sur un propos afin de chercher à le préciser, à aller plus loin dans le propos, ou à amener vers autre chose.

L’orientation visée du débat concerne la notion de la conscience de soi, de l’écoute de soi, du respect de soi.

Le projet vise à participer à l’élaboration d’une prise de conscience de soi à un âge où l’on se pose toutes sortes de questions sur la vie, ses enjeux, soi et sa place dans le monde.

 

 

LES INTERVENANTS

Laurence RUATTI

Comédienne depuis une quinzaine d'année, passionnée de théâtre, elle cumule les rôles avec plus de 35 pièces à son actif. Capable de tout, elle multiplie les fonctions avec brio: Auteur, metteur en scène, interprète au théâtre et au cinéma, chroniqueuse radio, rien ne lui résiste.
Roxane PETIT

Issue de la Fonction Publique Hospitalière où elle a exercé pendant plus de 30 ans, elle a développé des compétences tant dans le domaine clinique (psychiatrie) que du management et de la formation. Aujourd’hui libérale, elle est certifiée par la Fédération Freudienne de Psychanalyse et également membre de cette fédération, dont elle partage les principes éthiques et
déontologiques. Sa pratique s'adresse à toute personne ayant le désir de s'engager dans une investigation personnelle des processus psychiques inconscients et leur donner du sens. Ceci dans un but de "mieux être" et de meilleure compréhension de sa propre vie afin d'en devenir un acteur sujet et pensant.

La BPDJ

La BPDJ de Bordeaux-Mérignac, née le 1er décembre 1998, est une unité de gendarmerie à l'effectif de six militaires, volontaires et spécialement formés. A vocation exclusivement préventive, chargée de mener des actions de prévention aussi bien en direction des jeunes que des parents d'élèves ou des professionnels en charge de l'enfance et de l'adolescence dans le cadre de leur formation initiale ou continue, la BPDJ travaille en lien étroit avec les institutions et les partenaires privés.

 

BILAN

« L’éducation (...) vise à permettre aux personnes concernées d’étayer leur liberté de choix pour mener la meilleure vie possible pour eux. Cette liberté amène chacun à pouvoir choisir, en lien avec sa culture personnelle et sociale, non pas uniquement en termes de bien et de mal, mais aussi en terme d’engagement personnel, c’est-à- dire en cohérence avec sa propre éthique. (...) La question n’est pas tant celle de la connaissance que celle du dialogue, de l’échange, de la confrontation des différences possibles, de la connaissance de ses droits et devoirs pour accéder à des choix éclairés et personnels, à des valeurs qui permettront aux jeunes de se construire comme adultes capables de faire cohabiter les valeurs laïques et leurs valeurs culturelles. » (1)

Prendre conscience de ce que l’on est, chacun, et surtout respecter cela dans les choix que nous prenons chaque jour est une base fondamentale à une vie harmonieuse. Ce projet vise à proposer à partir d’un support original, l’ouverture d’une réflexion sur ce sujet, de s’arrêter un instant pour envisager la vie différemment.

Parler pour briser des tabous, ouvrir des possibilités d’action et de réflexion, prévenir des comportements à risques.

 

« On respecte un homme qui se respecte lui-même.» Honoré de Balzac

 

Pour en savoir plus,
venez découvrir « Le secret de Capucine »...

 

Tragi-comédie moderne :

Pièce de théâtre dont l’action est romanesque. L’intrigue tragique est ponctuée d’évènements humoristiques dont le dénouement est heureux.

Retrouvez toute l’actualité du spectacle sur
www.laurence-ruatti.fr

Contact :

Laurence Ruatti
06.85.08.77.95
laurence.ruatti@gmail.com